Mon coeur, mon amour....

jbo
    Re: Mon coeur, mon amour....
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Arcueil
Merci. ;)
"Ne demande jamais ton chemin, tu risquerais de ne jamais te perdre".

Mon siiiite
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jugoslav
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Vieux briscard
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jbo a écrit :
Voire, fantomatique ...











Oui très réussi !
Je laisse entrer par mes paupières...pour ne pas me fermer à la "terre"...les éléments charriés par le vent...

Mon site: http://www.regard-noir.com/fr/accueil.html
Tafar
    Mon coeur, mon amour aime les ânes ...
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Compiègne
Difficile de passer après la série poétique de jbo, mais je tente le coup ...


:iboitier: Leica M10-P :iobj: Summilux-M 1:1.4/35
"+1" de la part de : amansjeanphilippe
Johndanfante
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PeterR
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Vieux briscard
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Béatrice éternelle


Il y avait dans sa voix une douceur infinie,

Une musique tendre au creux du téléphone,

Et nos longues soirées, volées à l’insomnie,

Faisaient naître un bonheur que le silence étonne.

Elle se nommait Béatrice, et déjà son prénom
Semblait porter en lui la chaleur des promesses.
Au standard de l'hôpital, vibrant de son doux son,
Elle glissait dans mon cœur comme une délicatesse.

Les jours furent si longs entre nos premiers appels,
Tant nous brûlions déjà du désir de nous voir.
Au vieux pub, le chocolat chaud avait un goût de miel,
Au bout d'une rue calme, plongée dans le soir.

Elle n’était pas très grande, un fragile trésor,

Un petit bout de femme au sourire lumineux,

Qui frôlait mes épaules comme un souffle d’aurore,

Et ses yeux bleu azur rendaient le monde heureux.

Son regard traversait jusqu’au fond de mon âme,

M’enveloppait d’amour, de paix et de lumière.

Et sans même savoir comment naissent les flammes,

Je compris ce soir-là qu’elle serait ma terre.

Ce ne serait jamais une simple aventure,
Ni l’ombre d’un amour destiné à mourir,
Mais ce grand sentiment, immense et sans mesure,
Que l’on cherche une vie entière avant de le sentir.

Elle vivait encore au village d’Hagenbach,
Où la nature veille sur les fermes anciennes,
Tandis que je traînais mes rêves à Lutterbach,
Espérant que l'écho de ses appels survienne.

La semaine était longue, mais nos voix réunies

Faisaient tomber la nuit plus douce sur nos cœurs,

Et les weekends brûlaient d’une tendre folie,

Comme un printemps vivant éclatant de couleurs.

Elle me faisait voir sa vie simple et sincère,
Les pâturages verts, les fleurs au vent bercées,
Les hautes herbes blondes ondulant sous la lumière,

Et la ferme familiale au parfum des étés.

Elle riait doucement sous le ciel des campagnes,
Rayonnante et légère au milieu des saisons,
Sa voix chassait mes peines comme un lointain nuage,
Et ses lèvres semblaient inventer les frissons.

Dans ses yeux si profonds je trouvais le silence,

Une paix absolue que nul mot ne décrit,
Comme si tout le monde avait enfin un sens,

Quand son regard venait se poser sur ma vie.

Mais le temps est cruel aux amours les plus belles,

Et certains souvenirs refusent de mourir.

Car même loin de toi, Béatrice éternelle,

Mon cœur continue encore doucement de t’écrire.

Un jour, sans un mot, dans l’incompréhension totale,
Sans bruit, sans explication, sans même un dernier regard,
Elle est partie comme une étoile qui s’éteint sans signal
Laissant derrière elle un amour suspendu dans le brouillard.

Elle emporta avec elle un fragment de ma vie,
Un peu de moi en elle, fragile et pourtant réel,
Un secret silencieux, un amour qui grandit,
Comme un battement de coeur suspendu dans le ciel.

Nous avions partagé trois belles années de tendresse,
Trois années à croire que l’amour défie tous les adieux
Mais le silence à brisé chacune des promesses,
Comme une mer qui efface nos pas sous nos yeux..

Depuis, je marche encore avec ce manque en moi, 

Dans le vide laissé par ce départ brutal, 

Entre l’ombre et l’espoir de ce qui me fait foi,
Je cherche encore son nom dans un rêve banal.












Peut-on trop aimer au point de ne jamais oublier,
Quand même le silence continue de parler ?


1990


















Qui mieux que la pierre bavarde au fil du chemin se faisant, peut apporter le silence au promeneur
A quoi bon se lever si c'est pour se laisser pousser par le vent
La Pierre et le caillou coulent de la même façon dans l'eau
"+1" de la part de : amansjeanphilippe, jeanrem
Johndanfante
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"+1" de la part de : amansjeanphilippe
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