
Au pays des Hakkas et des Tulous dans le Fujian
L’origine exacte des Hakkas reste imprécise malgré les recherches génétiques qui les assimilent à des Han du Sud
et il est vraisemblable que de nombreuses intégrations se sont faites au cours des étapes et des migrations.
La légende, entretenue, les fait quitter le Nord de la Chine, régions de Luoyang et Chang’an (Xian),
au III° siècle après JC par vagues et étapes successives pour aller vers le Sud, notamment dans le Guandong ou le Fujian, par exemple.
On retrouve des Hakkas un peu partout en Chine, mais aussi en dehors de la Chine continentale où ils constituent des groupes très actifs.
Ils sont rattachés aux Han, ethnie majoritaire parmi les 55 ethnies recensées en Chine, dans les domaines religieux,
vestimentaires, sociaux et familiaux comme musicaux. Le dialecte reste particulier, différent du cantonais ou du minnan (dialecte du Sud).
Une place essentielle est accordée au culte des ancêtres avec un autel dans chaque maison.
Guan-yin tient aussi une place particulière (Guan-yin est la forme chinoise de la divinité bouddhiste Avalokitesvara, un des bodhisattvas les plus vénérés).
Un autre aspect est l’investissement des hommes dans les carrières militaires et administratives d’où l’importance accordée à l’enseignement et à l’étude.
Il n’est pas rare de voir dans les foyers Hakkas de nombreuses photos de diplômés en grande tenue !
1. Village s'enorgueillissant de nombreux lettrés, avec styles érigés pour fêter la réussite aux examens

2. Les Hakkas se distinguent par un fort sentiment d’identité provenant de la nécessité de s’imposer dans des régions montagneuses
face à d’autres populations et d’une vie communautaire développée autour d’un habitat particulier,
les Tulous (littéralement « maison en terre ») dont certains ont été classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité en 2008.

Comme le rappelle l’UNESCO, « ces bâtiments constituent un exemple unique de peuplement humain,
fondé sur une vie en communauté et des besoins défensifs tout en maintenant une relation harmonieuse avec leur environnement »
qui a souvent été très bien choisi et préservé tout en préservant les principes du Feng Shui, cours d’eau à proximité notamment.
Si les premiers habitats communautaires en terre connus en Chine remontent à 6000 ans avant JC (pendant le Néolithique),
les premiers tulous sont apparus au XI-XIII° siècle (Song et Yuan) pour se développer sous les Ming du XIV° au XVI°
avec un pic à la fin de la dynastie des Ming (1644) puis sous les Quing (1644-1917).
Les derniers Tulous ont été construits dans les années 60, souvent financés par des Hakkas de l’étranger…
Un des premiers Tulous de Hongkeng a été construit vers 1290 par Lin Yongsong
et un des derniers a été construit en 1912 par deux frères descendants de Lin, à la vingt et unième génération…
3. Hongkeng, ensemble de Tulous, un central carré et 4 circulaires

4. Les tulous sont de grandes bâtisses en argile, de 3 à 5 étages, le plus souvent arrondies,

parfois carrées, avec peu d'ouvertures sur l’extérieur à l'exception de meurtrières en hauteur...
5. et d'une unique porte d'entrée fortifiée.

6. Les tulous sont organisés de manière concentrique.

7. Les bâtiments sont divisés verticalement, chaque famille disposant de une ou plusieurs pièces par étage.
Le plus grand tulou, ou « king of tulou », mesure 72 m de diamètre.

8. La coursive sert à tout

9. Double paniers

8. L'accès se fait souvent par des escaliers qui desservent les étages
ou par des escaliers individuels

(Musée des Tulous)
9. Le cœur de la maison est une grande cour très vivante qui sert de lieu de vie, voire de commerce,
et qui renferme en son centre le temple des ancêtres, la salle du précepteur et l'estrade de théâtre.

10. Vies variées

11. Un peu de recherche

12. Toulou très commerçant

13. À l'intérieur des tulous, les pièces communiquent toutes entre elles, donnant l'impression d'un immense dortoir.
En effet, certains tulous abritent jusqu’à 800 personnes.

14. Belle coursive !

15. La base est faite de pierres assemblées et les murs sont composés d'argile et de terre.

L’épaisseur (3 m d'épaisseur pour le mur extérieur et 1,5 m à l'intérieur) permet de garder la chaleur pendant les rudes hivers.
La forme circulaire des tulous facilite également une bonne circulation de l'air et une aération naturelle.
Des murs transversaux plus épais en argile servaient aussi de murs coupe-feu à l'intérieur
pour éviter que les incendies éventuels ne se propagent à l'ensemble de la construction.
Ces murs ingénieux étaient donc capables de résister au feu, aux attaques diverses et aux tremblements de terre.
La construction est assez longue, un an par étage, et coûteuse.
16. La décoration dépend de la richesse du principal propriétaire et de la richesse du clan.

17. Tuiles et décorations vernissées avec chauve-souris, symbole de bonne fortune

18. Contrastes

19. Pluie sur cour

20. La façade extérieure est austère alors que l’intérieur est plus ou moins riche.

21. Mais pas toujours si austère

22. Il y a environ 3 000 tulous, sur 120 km, souvent regroupés et certains sont facilement accessibles par l’autoroute à partir de Xiamen
qui se trouve sur la côte sud-est de la Chine, en face de Taiwan.

C’est une belle région sub-tropicale où poussent bananiers, arbres à kaki, broméliacées ainsi que de nombreux bambous, du thé et du tabac.
Ces Tulous sont assez visités par les Chinois, mais ceux qui sont plus éloignés restent plus authentiques et moins fréquentés.
23. La frise du temple du village rappelle que la vie n'est pas toujours simple

L’origine exacte des Hakkas reste imprécise malgré les recherches génétiques qui les assimilent à des Han du Sud
et il est vraisemblable que de nombreuses intégrations se sont faites au cours des étapes et des migrations.
La légende, entretenue, les fait quitter le Nord de la Chine, régions de Luoyang et Chang’an (Xian),
au III° siècle après JC par vagues et étapes successives pour aller vers le Sud, notamment dans le Guandong ou le Fujian, par exemple.
On retrouve des Hakkas un peu partout en Chine, mais aussi en dehors de la Chine continentale où ils constituent des groupes très actifs.
Ils sont rattachés aux Han, ethnie majoritaire parmi les 55 ethnies recensées en Chine, dans les domaines religieux,
vestimentaires, sociaux et familiaux comme musicaux. Le dialecte reste particulier, différent du cantonais ou du minnan (dialecte du Sud).
Une place essentielle est accordée au culte des ancêtres avec un autel dans chaque maison.
Guan-yin tient aussi une place particulière (Guan-yin est la forme chinoise de la divinité bouddhiste Avalokitesvara, un des bodhisattvas les plus vénérés).
Un autre aspect est l’investissement des hommes dans les carrières militaires et administratives d’où l’importance accordée à l’enseignement et à l’étude.
Il n’est pas rare de voir dans les foyers Hakkas de nombreuses photos de diplômés en grande tenue !
1. Village s'enorgueillissant de nombreux lettrés, avec styles érigés pour fêter la réussite aux examens

2. Les Hakkas se distinguent par un fort sentiment d’identité provenant de la nécessité de s’imposer dans des régions montagneuses
face à d’autres populations et d’une vie communautaire développée autour d’un habitat particulier,
les Tulous (littéralement « maison en terre ») dont certains ont été classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité en 2008.

Comme le rappelle l’UNESCO, « ces bâtiments constituent un exemple unique de peuplement humain,
fondé sur une vie en communauté et des besoins défensifs tout en maintenant une relation harmonieuse avec leur environnement »
qui a souvent été très bien choisi et préservé tout en préservant les principes du Feng Shui, cours d’eau à proximité notamment.
Si les premiers habitats communautaires en terre connus en Chine remontent à 6000 ans avant JC (pendant le Néolithique),
les premiers tulous sont apparus au XI-XIII° siècle (Song et Yuan) pour se développer sous les Ming du XIV° au XVI°
avec un pic à la fin de la dynastie des Ming (1644) puis sous les Quing (1644-1917).
Les derniers Tulous ont été construits dans les années 60, souvent financés par des Hakkas de l’étranger…
Un des premiers Tulous de Hongkeng a été construit vers 1290 par Lin Yongsong
et un des derniers a été construit en 1912 par deux frères descendants de Lin, à la vingt et unième génération…
3. Hongkeng, ensemble de Tulous, un central carré et 4 circulaires

4. Les tulous sont de grandes bâtisses en argile, de 3 à 5 étages, le plus souvent arrondies,

parfois carrées, avec peu d'ouvertures sur l’extérieur à l'exception de meurtrières en hauteur...
5. et d'une unique porte d'entrée fortifiée.

6. Les tulous sont organisés de manière concentrique.

7. Les bâtiments sont divisés verticalement, chaque famille disposant de une ou plusieurs pièces par étage.
Le plus grand tulou, ou « king of tulou », mesure 72 m de diamètre.

8. La coursive sert à tout

9. Double paniers

8. L'accès se fait souvent par des escaliers qui desservent les étages
ou par des escaliers individuels

(Musée des Tulous)
9. Le cœur de la maison est une grande cour très vivante qui sert de lieu de vie, voire de commerce,
et qui renferme en son centre le temple des ancêtres, la salle du précepteur et l'estrade de théâtre.

10. Vies variées

11. Un peu de recherche

12. Toulou très commerçant


13. À l'intérieur des tulous, les pièces communiquent toutes entre elles, donnant l'impression d'un immense dortoir.
En effet, certains tulous abritent jusqu’à 800 personnes.

14. Belle coursive !

15. La base est faite de pierres assemblées et les murs sont composés d'argile et de terre.

L’épaisseur (3 m d'épaisseur pour le mur extérieur et 1,5 m à l'intérieur) permet de garder la chaleur pendant les rudes hivers.
La forme circulaire des tulous facilite également une bonne circulation de l'air et une aération naturelle.
Des murs transversaux plus épais en argile servaient aussi de murs coupe-feu à l'intérieur
pour éviter que les incendies éventuels ne se propagent à l'ensemble de la construction.
Ces murs ingénieux étaient donc capables de résister au feu, aux attaques diverses et aux tremblements de terre.
La construction est assez longue, un an par étage, et coûteuse.
16. La décoration dépend de la richesse du principal propriétaire et de la richesse du clan.

17. Tuiles et décorations vernissées avec chauve-souris, symbole de bonne fortune

18. Contrastes

19. Pluie sur cour

20. La façade extérieure est austère alors que l’intérieur est plus ou moins riche.

21. Mais pas toujours si austère

22. Il y a environ 3 000 tulous, sur 120 km, souvent regroupés et certains sont facilement accessibles par l’autoroute à partir de Xiamen
qui se trouve sur la côte sud-est de la Chine, en face de Taiwan.

C’est une belle région sub-tropicale où poussent bananiers, arbres à kaki, broméliacées ainsi que de nombreux bambous, du thé et du tabac.
Ces Tulous sont assez visités par les Chinois, mais ceux qui sont plus éloignés restent plus authentiques et moins fréquentés.
23. La frise du temple du village rappelle que la vie n'est pas toujours simple
