En mer...

Cher(e)s ami(e)s,
Quelques photos de ma dernière sortie em mer, au large de la côte charentaise. But de la mission : reconnaître en mer la prolongation des fleuves, qui ont creusé leur lit jusque vers - 120 m par rapport au niveau marin actuel (pendant les dernières glaciations). Pour cela, on utilise de la sismique. En gros : on tracte derrière le bateau un émetteur et un récepteur. Lémetteur est un 'étinceleur' (une sorte de peigne entre les brins duquel on fait passer un arc électrique à intervalles réguliers -les 'tirs', l'arc vaporise l'eau en autant de petite bulles qui implosent, formant une onde acoustique). L'onde acoustique se propage vers le fond, pénêtre dans le sédiment, et quand elle rencontre sous le sédiment le fond dur de la vallée, elle est réfléchie vers la surface. On écoute l'écho sur une 'flûte', une sorte de chaîne de micros logés dans un tuyau en plastique souple qui est également tracté derrière le bateau. La variation du déphasage du signal réfléchi permet de reconstituer, tir après tir, la variation de profondeur de la vallée sous-marine...
Le bateau était le côte de la Manche, petit chalutier océanographique de 25 m de long appartenant au CNRS. Après deux jours de houle (qui m'ont laissé très patraque), j'ai relevé le front et j'ai pu réaliser quelques photos du bord avec mon Leica If et le 28 mm Skopar (Voigtlander). Le film est de l'Efke 100 pour la première photo, et de la FP4+ pour toutes les autres.
Bonne balade !
Sur les docks des Sables d'Olonnes, le jour de l'embarquement :
A la tombée de la nuit : une pose un peu risquée, le Leica à bout de bras en 'hors-bord' !
Dans la cuisine, tout inox...
Dans le 'labo humide', le matériel de visualisation (un écran) et le traceur d'où sort un 'drap de lit', le 'profil sismique'. Le tout bien arrimé...
Petit bain de soleil sur la plage arrière, entre deux bouffée de gasoil pour Jacques, qui a passé la nuit à surveiller les enregistrements...
Un exercice de composition sur la plage avant à f:22. Le plus dur étant de minimiser les superpositions, ce qui est d'autant plus dur qu'il n'y a bien sûr pas de correction de parallaxe avec le viseur externe... Le Premier tors du cordage est à 50 cm.
Tombée du jour, soleil couchant... La 'corde' qui pend dans la flotte est en fait la 'flûte' sismique...
Le soleil sur le point de disparaître derrière l'horizon. On se dit : impossible au 28 ! Il faut donc meubler l'image avec un cadre... Les 'portes' grandes ouvertes sur l'océan immense...
La nuit est tombée. On a remonté le matériel et on fait route à 13 noeuds, à fond la caisse vers les Sables. La passe ouvre à minuit. Malgré les trépidations et mon petit 100 asa, je m'essaie à faire des photos par trois quart arrière de tribord...
Dernières lueurs, par dessus le bastingage à tribord...
That's all folks...

Quelques photos de ma dernière sortie em mer, au large de la côte charentaise. But de la mission : reconnaître en mer la prolongation des fleuves, qui ont creusé leur lit jusque vers - 120 m par rapport au niveau marin actuel (pendant les dernières glaciations). Pour cela, on utilise de la sismique. En gros : on tracte derrière le bateau un émetteur et un récepteur. Lémetteur est un 'étinceleur' (une sorte de peigne entre les brins duquel on fait passer un arc électrique à intervalles réguliers -les 'tirs', l'arc vaporise l'eau en autant de petite bulles qui implosent, formant une onde acoustique). L'onde acoustique se propage vers le fond, pénêtre dans le sédiment, et quand elle rencontre sous le sédiment le fond dur de la vallée, elle est réfléchie vers la surface. On écoute l'écho sur une 'flûte', une sorte de chaîne de micros logés dans un tuyau en plastique souple qui est également tracté derrière le bateau. La variation du déphasage du signal réfléchi permet de reconstituer, tir après tir, la variation de profondeur de la vallée sous-marine...
Le bateau était le côte de la Manche, petit chalutier océanographique de 25 m de long appartenant au CNRS. Après deux jours de houle (qui m'ont laissé très patraque), j'ai relevé le front et j'ai pu réaliser quelques photos du bord avec mon Leica If et le 28 mm Skopar (Voigtlander). Le film est de l'Efke 100 pour la première photo, et de la FP4+ pour toutes les autres.
Bonne balade !

Sur les docks des Sables d'Olonnes, le jour de l'embarquement :

A la tombée de la nuit : une pose un peu risquée, le Leica à bout de bras en 'hors-bord' !


Dans la cuisine, tout inox...

Dans le 'labo humide', le matériel de visualisation (un écran) et le traceur d'où sort un 'drap de lit', le 'profil sismique'. Le tout bien arrimé...

Petit bain de soleil sur la plage arrière, entre deux bouffée de gasoil pour Jacques, qui a passé la nuit à surveiller les enregistrements...

Un exercice de composition sur la plage avant à f:22. Le plus dur étant de minimiser les superpositions, ce qui est d'autant plus dur qu'il n'y a bien sûr pas de correction de parallaxe avec le viseur externe... Le Premier tors du cordage est à 50 cm.

Tombée du jour, soleil couchant... La 'corde' qui pend dans la flotte est en fait la 'flûte' sismique...

Le soleil sur le point de disparaître derrière l'horizon. On se dit : impossible au 28 ! Il faut donc meubler l'image avec un cadre... Les 'portes' grandes ouvertes sur l'océan immense...

La nuit est tombée. On a remonté le matériel et on fait route à 13 noeuds, à fond la caisse vers les Sables. La passe ouvre à minuit. Malgré les trépidations et mon petit 100 asa, je m'essaie à faire des photos par trois quart arrière de tribord...

Dernières lueurs, par dessus le bastingage à tribord...

That's all folks...
