Xenophon a écrit :
Kernelok,
Les avantages et inconvénients du film ont été largement débattus. En ce qui me concerne, je m'en tiens au film pour les raisons suivantes :
- le plaisir, que je ne ressens pas avec le numérique ;
- l'esthétique particulière (que les appareils et logiciels de traitement essaient d'ailleurs d'imiter) ;
- la matérialité et la pérennité du support ;
- pas de souci de chargement de batteries ;
- la pérennité des boîtiers mécaniques (mon plus ancien est un Zorki 1D de 1954, mais on trouve encore en service des appareils bien plus vieux) ;
- la simplicité des commandes, à comparer à la complexité des menus numériques ;
- la discipline de prise de vue : on ne mitraille pas, on réfléchit, on prend son temps, on ne passe pas son temps à regarder un écran ;
- on ne se retrouve pas avec des milliers de photos à sélectionner et traiter alors qu'il aurait suffi de quelques unes soigneusement composées ;
- la possibilité de se relier au monde numérique en scannant. Les scans conservent d'ailleurs le caractère argentique. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce parce qu'on ne passe pas par une matrice de Bayer et que chaque pixel contient toute la profondeur colorimétrique ? Peut-être qu'un spécialiste nous éclairera sur ce point.
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Rien d'autre à dire, je partage totalement (après de nombreux allers/retours au numérique comme beaucoup ici.).
J'ajouterais, mais cela est lié à l'argument de la pérennité, que l'argentique évite la course au changement de matériel et à l'impression d'avoir du matériel dépassé.
Depuis le M6, je n'ai jamais eu envie d'un autre boitier.
Eventuellement, comme je l'ai dit plus haut, un complément avec un 28mm. C'est tout.