Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je ne trouve pas étonnant que ce retard soit accompagné d'un rappel du serpent de mer, l'aide à la map.
Les mesures DxO (Fuji, D-R1) mettent en relief le fait qu'une map très précise est indispensable en numérique. Les performances de l'optique ne signifient rien isolément, elles doivent être analysées en relation avec le capteur et la partie logicielle. La moindre erreur de map fait chuter les résultats. Les nouveaux reflex me semblent très sensibles à cette donnée.
Quand on laisse entendre à l'apparition d'un appareil numérique, n'annonce-t-on pas un révolution majeure ? Le dos ne serait qu'une étape transitoire, pour permettre de faire la liaison avec les boîtiers mais aussi avec le parc optique existant ? Parce que, bien que Nikon propose déjà une assistance de la map (quand on passe en map manuelle, ou sur certains modèles avec les optiques MF), l'usage finit par privilégier l'AF.
Et je ne dis rien de la stabilisation…
Toutes ces questions me laissent septiques pour le M. D'où le fait que je les revende. Et, justement, en discutant avec mes acheteurs, en parlant du M, il est beaucoup question de map, télémètre oblige. Et là, dans ma pratique, je me rend compte que je travaille souvent au jugé, que je ne cherche pas le point comme un maniaque. Quid en numérique de cette pratique ? Quid de son pendant, avec la mesure de l'expo ? Le numérique ne tolère pas la sur-ex (Nikon sous-expose de 0,7 IL par défaut). À moins d'un capteur réellement dédié au N&B (voir livre à paraître de René Bouillot), répartissant les RVB en moyennes et hautes lumières, par exemple, la pratique type Tri-X est impossible.
Là, c'est toute la (récente) culture Leica qui est mise à mal. Hélas. Prix d'un Summicron fois hélas !